Biographies
Française d’origine allemande, Karin Waehner, née en Haute Silésie en 1926, est considérée par tous comme une des instigatrices du développement de la danse moderne en France.
Elève de Mary Wigman de 1946 à 1949 à Leipzig puis à Berlin, elle s’engage dans la voie expressionniste qui marquera l’ensemble de son travail chorégraphique et pédagogique.
En 1950, elle émigre en Argentine espérant trouver là la possibilité de développer la danse moderne au sein de l’académie de danse classique de Buenos aires où elle enseigne.
Ses premiers spectacles trouvent un écho favorable dans le milieu artistique local qui lui conseille de rejoindre la France plus à même de soutenir sa démarche. En 1953, elle s’installe à Paris et entame une collaboration avec Jacqueline Robinson, Françoise et Dominique Dupuy et Jérome Andrews. Éclectique dans sa propre recherche elle s’intéresse au développement de la Danse Moderne Américaine et débarque aux Etats Unis dès 1957 et travaille avec Martha Graham, Louis Horst, Doris Humphrey et José Limon. De retour en France elle crée en 1958 sa propre compagnie « les ballets contemporains Karin Waehner » qui tournera pendant plusieurs années en France et en Europe.
Accueillie en 1960 à la Schola Cantorum, première école en France à accepter la danse moderne, elle enseigne, crée et développe un état d’esprit qui lui est propre. De nombreux danseurs viendront se former auprès d’elle découvrant la richesse d’un enseignement où se mêlent rigueur technique et créativité. Evoluant avec le temps, en 1978 elle remet en question ses méthodes de travail et ouvre sa compagnie à de jeunes créateurs.
Elle défend l’idée d’une danse évolutive nourrie des changements des époques qu’elle traverse, toujours capable de répondre aux nécessités présentes. Engagée, battante, elle n’aura de cesse de stimuler, épauler et guider les jeunes danseurs, s’impliquant dans le diplôme d’Etat dès sa création et n’hésitant pas jusqu’avant sa mort en 1999 à sillonner la France pour répondre à la demande d’amateurs conquis par son travail.
In Les cahiers de l’Oiseau
Danseuse professionnelle depuis 1989, formée à la l’école de la Compagnie de Danse de Lisbonne, sous la direction artistique de Rui Horta, puis en France où elle obtient son DECI, diplôme d’études chorégraphiques et d’interprète à l’École Supérieure de Danse de Cannes Rosella Hightower.
Elle intègre la cellule de formation préprofessionnelle Les EmBARCqués, sein du B.A.R.C Ballet Atlantique Régine Chopinot en 1996, et fait la rencontre avec Anne Koren, Jean Masse, Jacques Garros, Karin Waehner, entre autres …
Elle suit l’enseignement de la pédagogie de la conscience corporelle de Jacques Garros et en parallèle, suit son parcours de danseuse interprète des chorégraphes, Vitor Garcia, Pascaline Richtarch, Claire Servant, Jackie Taffanel, et Jean Masse. C’est avec les derniers qu’elle va s’intéresser à la pédagogie de la danse contemporaine. Diplômée d’état depuis 2004 au PESMD Bordeaux Nouvelle-Aquitaine, elle devient titulaire du C.A (Certificat d’Aptitude) au C.N.S.M.D de Lyon en 2009.
Depuis 2015 elle enseigne au Conservatoire Régional Pau Béarn Pyrénées, assurant depuis 2019, la coordination du département pédagogique danse, et également sa mission de formatrice référente en pédagogie de la danse contemporaine dans le cadre de la formation au diplôme d’état au PESMD Bordeaux Nouvelle Aquitaine jusqu’à 2023. Depuis elle est responsable des classes DEC-CPES au CRR de Pau, en partenariat avec la compagnie Elephant in the Black Box.
Naissance en 1949 dans l’Oise.
Etudes à Paris d’animation socio culturelle.
Poste d’animatrice au centre des jeunes agriculteurs des Alpes de Haute Provence.
Elle rencontre son compagnon Marcel Paing.
Un projet collectif d’agriculture les amène en Lot-et-Garonne.
Puis le collectif se sépare et Marcel et Catherine trouvent une petite ferme.
Elle sera agricultrice de 1973 à 1980. Naissance de Joëlle en 1974.
En 1980, elle découvre le travail corporel et la danse avec Jacques Garros et Jean Masse.
Elle entreprend les études de psychomotricité à Bordeaux à 32 ans.
Elle rencontre Karin Waehner en 1988 à 39 ans.
Création de l’association l’Atelier corporel en 1992 dans laquelle elle travaille jusqu’à aujourd’hui.
Elle crée la Compagnie de danse « Turbulence » avec Anne Marie Frias.
Elle obtient en 1993 la dispense au diplôme d’état de danse contemporaine.
Elle sera responsable des ateliers de danse contemporaine enfants au centre culturel de Villeneuve-sur-Lot de 1994 à 2003.
En 1996, elle transforme la grange de « Sablas » en salle de danse
Je découvre la danse contemporaine pendant mes études à l’Ecole Normale de Beauvais auprès de Cécile Montet. Puis, je suis les cours de l’Institut Privé de formation aux métiers de la scène de Françoise et Dominique Dupuy, à Paris.
Danseuse professionnelle des Ballets Contemporains Karin Waehner. Tournée en France et à l’étranger. Je travaille sur deux reprises : Les Marches et Sehnsucht et une création à la maison de la danse de Lyon : Changement de quai à Poitiers.
Cécile Montet, jean -Luc Telesfort et moi-même investissons dans la création d’un lieu culturel en milieu rural.
Sollicitée par Françoise Dupuy pour développer la danse à l’école ; je développe de nombreux projets pour les écoles maternelles, primaires, collèges, lycées, MFR, IME.
Je crée mon premier solo » Camille » sur la vie et l’œuvre de Camille Claudel (joué en France et à l’étranger). Un deuxième solo « Liebe » commande de Jacqueline Robinson en hommage à Mary Wigman. Puis « Peaux d’oiseaux » solo pour le jeune public joué dans toute la France. Suivront un duo « par le soupirail » et de nombreuses autres pièces. Dans le même temps je développe la pratique de la danse en amateur pour enfants et adultes
Je crée d’abord la compagnie enfants puis le Centre Chorégraphique Mouvement et Danse (CCMD). Ce projet sera soutenu par le Département de l’Oise.
Je suis attachée à l’idée que la danse doit être accessible à tous et en tout lieu.
Je propose au Centre Hospitalier de Beauvais via le dispositif « Culture Santé » ( soutenu par la DRAC de Picardie) pendant onze années des ateliers pour les enfants, adolescents et personnes âgées et celles atteintes de la maladie d’Alzheimer.
Professeure diplômée d’état, je suis la formation DIMS (danseur intervenant en milieu scolaire) avec Odile Duboc.
Je suis artiste danseuse partenaire pour le festival national « Danse au cœur » à Chartres durant plusieurs années.
Danseuse formée au travail corporel de Hilde Peerboom (pendant plus de 40 ans) auprès de Jacques Garros période pendant laquelle je suis les ateliers de Jean Masse.
La création de la compagnie enfant se fait en milieu rural et est accompagnée par le Département de l’Oise avec pour but de permettre à des enfants d’avoir un projet de création et de diffusion sur deux années consécutives : » Ataïr », dansé en France et en Russie, » le Bal des sorcières « dansé en France et en Italie, (collaboration avec Armand Amar pour la musique), « Di Mi » dansé en France et en Sardaigne ; puis de nombreuses créations…
Nous participons avec le Groupe de Recherches Chorégraphiques GRC (émanation des élèves du centre) au projet national : Danse en amateur et répertoire : Reprise de « Soaring » de Doris Humphrey , » Sehnsucht » de Karin Waehner à Chaillot et à La Villette.
Je suis la directrice artistique de :
« Mai Jeu Danse » festival en milieu rural, réunissant artistes et spectateurs pour des spectacles et ateliers créatifs.
Également directrice artistique du projet : » Danse et Emotion » soutenue par l’Europe avec trois pays : France porteur du projet, Espagne, Sardaigne.
174 enfants des trois pays sur la scène du théâtre de Beauvais
La compagnie Marie Devillers Centre Chorégraphique Mouvement et Danse a été soutenue par le Département de l’Oise, la région Picardie, la DRAC, l’Europe.
La compagnie en tant que structure a cessé son activité en 2016 faute d’avoir le budget afin de réaliser les travaux d’aménagement pour les personnes handicapées.
Je continue ma route en tant qu’artiste indépendante.
Nom de quelques personnes et artistes qui m’ont formée et influencée :
Cécile Montet, Françoise et Dominique Dupuy, Jérôme Andrews, Karin Waehner, Jacques Garros, Jean Masse, Jacqueline Robinson, Tanaka Min, Shiro Daîmon, Odile Rouquet, Peter Goss, Trudy Kressel (élève de Mary Wigman) Susan Buirge, Susanne Linke …
Depuis une dizaine d’année Théophile et Clarence suivent les ateliers du lundi et devant leur présence assidue je leur ai proposé de travailler sur un duo pour approfondir la relation à l’acte et à l’état de danse.
Investir un propos et lui donner forme pour partager son ressenti et dépasser ses propres limites. C’est un risque et un défi pour entrevoir l’acte artistique au-delà du résultat.
Danseuse et Pédagogue (D.E danse contemporaine).
Au départ, la joie de danser. Au gré d’heureuses coïncidences et de rencontres, la danse est devenue mon métier.
1988/2007 Transmission et créations à plein temps auprès de publics d’enfants et d’adultes m’ancrent davantage dans la pédagogie.
Au début des années 90, j’approfondis la danse contemporaine auprès de R. Horta, R. Oller, P. Goss, B. Glandier et d’autres chorégraphes. Je poursuis également un travail sur la relation danse / musique avec de nombreux musiciens et danseurs où nous laissons une grande place à la recherche et au travail de l’improvisation.
En 1999, la découverte de la pédagogie du Centre Lafaurie telle que transmise par Jean Masse et Jacques Garros va orienter fondamentalement mes engagements de danseuse. Depuis ce jour la qualité de cet enseignement nourrit profondément ma pédagogie et mon travail de création : culture du sens artistique, cheminement vers une danse sensible.
En 2007 création de l’association Art’ Zygote à Narbonne.
Le parcours de Bruno Genty commence dès l’adolescence par la pratique intensive de l’athlétisme et de l’équitation, c’est en pratiquant ces deux disciplines plutôt sportives qu’il découvre son goût très prononcé pour le mouvement et les structures géométriques.
La danse entre quelques temps plus tard dans son univers et c’est au côté de la chorégraphe Karin Waehner, qu’il se plonge totalement dans un univers allemand qu’il ne quittera plus ; technique, géométrie et graphisme construisent son expression alliant poésie, humour et théâtralité. C’est au cœur de règles de jeux, de contraintes qu’il s‘impose et qu’il trouve sa liberté d’expression.
A la fois, danseur (pour Michel Caserta, Anne Dreyfus, Philippe Tresserra, Jean Masse), pédagogue (professeur à l’université Anton Bruckner de Linz/Autriche) et chorégraphe en France et en Europe centrale où il retrouve ses racines, chorégraphe pour les théâtres de Salzburg, Prague, Bratislava et Plovdiv.
Sa formation a rejoint plusieurs univers : le mime avec Pinok et Matho, la Danse moderne avec Martine Harmel, Joseph Russillo et Peter Goss, l’expressionnisme allemand (Mary Wigman) avec Karin Waehner, la technique Limon (Limon Compagnie) avec Aaron Osborn, la technique classique avec Joëlle Mazet.
Depuis 20 ans un groupe de personnes motivées ont fait la demande d’ouvrir un atelier orienté sur le travail de création chorégraphique pour permettre à chacune et chacun de s’engager dans un processus créatif conciliant le mouvement, la voix, le rythme, la respiration. Découvrir sa propre gestuelle, développer des partages, engager des relations spatiales, être en état de recherche.
Ce groupe très diversifié (retraités, artistes, enseignants, manuels, orthophoniste…) composé de huit femmes (Janine, Soleil, Clarence, Françoise, Christine, Josiane, Danièle et Lucie) et trois hommes (François, Pierre et François) entre 42 ans et 82 ans, ce groupe tisse des liens entre art et réflexion, entre art et politique, entre art et construction sociale des individus.
Ce groupe interprétant « L’Oiseau et l’herbe » est composé de 10 danseurs, dont 8 élèves de l’école d’Arts municipale cours Feydeau d’Artigues-Près-Bordeaux (33). Ces élèves pratiquent ensemble la danse contemporaine depuis 5 à 10 ans.
Leur professeur de danse contemporaine, Fanny Milant, a proposé de travailler une œuvre de Jean Masse, qui a recomposé une chorégraphie pour 10 à partir de deux solos : L’Oiseau qui n’existe pas et Là où l’herbe est plus verte.
Danseur chorégraphe, il se forme auprès de Karin Waehner – figure marquante de la danse contemporaine française – dont il est devenu l’un des “transmetteurs” de l’enseignement artistique et technique. Il se définit comme un « passeur » et construit un univers singulier où les notions d’espace, de temps et d’énergie sont essentielles : « l’acte créateur se fonde sur la nécessité intérieure d’explorer le mouvement et de partager cette recherche« .
Avec la Compagnie Épiphane, fondée en 1974, son parcours chorégraphique se caractérise par des créations explorant les relations entre le mouvement et la musique et par un travail continu de sensibilisation à la pratique chorégraphique. En parallèle, sur la région Aquitaine, il développe avec Jacques Garros au Centre Lafaurie une action de formation et d’enseignement ouverte aux amateurs et aux professionnels.
Danseuse et pédagogue (Diplômée d’État en Contemporain – Licence en musicologie). La question de l’altérité guide son travail et l’amène à partager des moments d’expression avec des artistes aux formations multiples, actuellement avec une poétesse, Marie Ray Chkaiban, et à enseigner auprès d’un large public.
Elle reçoit les enseignements de Jean Masse et danse dans sa compagnie (Cie Épiphane), de Bruno Genty, Patricia Borges-Henriques, Sidi Graoui, Agnès Benoit et surtout rencontre à travers chacun d’entre eux une filiation, une famille artistique.
Depuis 10 ans, elle est en formation auprès de Jacques Garros, psychomotricien, qui place l’éducation de la conscience corporelle et de la maîtrise de la respiration au cœur de sa pédagogie.
Claire Newland danseuse-interprète, chorégraphe, performeuse, D.E danse contemporaine
Un point d’éblouissement en découvrant la danse contemporaine avec Jackie Taffanel et Jacques Patarrozi ! La rencontre fondatrice avec Karin Waehner ! L’incorporation de quatre champs d’imprégnation : l’écriture organique de la danse moderne expressionniste ; un corps qui est aussi vocal issu du courant danse théâtre ; la composition instantanée des pratiques d’improvisation de la post-moderne danse et ‘’les géographies de relations’’ liées aux pratiques somatiques.
Danseuse-interprète de 1992 à 2005 : la joie d’expérimenter processus et esthétiques de composition chorégraphique avec notamment Jean-Marc Colet, Michèle Ettori, Jean Masse, (…) ! Très vite l’engagement dans des créations personnelles comme Colline d’argile, dansé au festival des jeunes chorégraphes à Pantin en 93.
En 98, la compagnie Siloé sera créée. Elle va y signer des pièces art et petite enfance, entremêlant danse contemporaine matières en présence et musiques d’aujourd’hui, sous-tendues par l’interconnexion microcosme & macrocosme ; elle y mène des recherches Art In situ débouchant en de nouveaux formats et processus de création, hors des scènes de théâtres à partir de 2009 ; à partir de 2014, rejoignant le dispositif innovant Enfance Art et langages à Lyon elle démarre les projets dits art et territoires. Elle y prend le gout de tisser au plus ou moins longs cours, l’immersion et donc les relations avec les personnes de tout âge les actes artistiques et les milieux. Elle performe ainsi de plus en plus dans différents contextes et notamment dans des structures de vie. Elle collabore aussi à d’autres projets d’improvisation.
Elle participe en collectif depuis 2020 à des travaux art et toute petite enfance. A partir de 2024, le champ de ses inspirations se tourne vers la lignée des femmes avec une première pièce A fleur de sel-solo 57, et dans ce droit fil, la création du solo hommage à Karin Waehner en co-écriture avec Jean Masse poursuit ce cheminement.
Parallèlement à l’activité de création, elle a à cœur d’animer ateliers et formations en mettant en œuvre les conditions d’une expérience sensible soutenant la créativité afin de déployer l’étonnement l’écoute la découverte du potentiel de mouvement dansant de chacun chacune.
Guillaume Sintès est maître de conférences en danse et directeur du département des arts du spectacle (Faculté des Arts, Université de Strasbourg). Ses recherches portent sur l’archive, la mémoire et l’histoire en danse.
Spécialiste de la danse en France (XXe siècle), il a engagé de nombreux projets de recherche portant plus spécifiquement sur les années 1960 et 1970, dont le projet « Karin Waehner, une artiste migrante » (de l’automne 2015 à fin 2017).
Ce programme de recherche soutenu par le département danse de l’Université Paris 8 et la Bibliothèque nationale de France (département des arts du spectacle) dans le cadre du LabEx Arts H2h, en partenariat avec le Centre national de la danse, l’Ina, la Maison de la Danse (Lyon) et l’Akademie der Künste (Berlin), a permis la rédaction et la publication de l’inventaire du fonds d’archives Karin Waehner conservé à la BnF, ainsi que l’organisation du colloque international « Karin Waehner. Exposer/performer l’archive » (en décembre 2017) et la publication de plusieurs articles scientifiques.
Invité par l’Université Waseda à Tokyo (Japon), il a donné à l’été 2025 une série de conférences sur l’œuvre et le parcours de Karin Waehner. Il prépare actuellement l’édition critique d’un recueil de textes inédits et d’articles de et sur Karin Waehner qui devrait paraître courant 2026.
- Stéphanie Coutelle, Manon Marazano, Louise Marazano
- Manon Marazano, Elise Ridel-Roques, Amélie Dormoy
Toutes les cinq formées à la compagnie Marie Devillers depuis leur enfance, elles ont participé à de nombreuses créations et projets en tous genres.
Elles investissent aujourd’hui leur différent domaine professionnel avec un regard, une écoute et une sensibilité nourris par leurs différentes expériences en danse.
Stéphanie Coutelle professeure diplômée d’état enseigne la danse contemporaine et a œuvré dans d’autres secteurs que la compagnie Marie Devillers ; entre autres collaboration avec le plasticien Pascal Bruandet lors des nuits blanches à Paris ainsi qu’à différentes rencontres chorégraphiques.











