Les cahiers de l’Oiseau et la Compagnie Epiphane (33)

Cinq chorégraphies en ouverture de l’année Hommage à Karin Waehner
« Dans la fragilité des silences, la Danse est parole » (2026)
La création est une situation de partage, d’écoute et de mystère. C’est un instant suspendu dans le temps où chacune et chacun se dévoile laissant surgir l’essence subtile du rien, de l’infime et de l’infini.
Musique : Hanns Eisler / Dessau – Brecht /Ballade vom Förster und der Gräfin (1’57)
Chorégraphe : Jean Masse
Interprètes : Janine Bonotte, Lucie Combret, François Delclaux, Françoise Etchebar, Josiane Grenet, Soleil Koster, Pierre Lafont, Christine Marazano, Clarence Martigne, Danièle Roux, François Veissière (Groupe création du Centre Lafaurie)
« C’est dans le vide que voguent les nuages et volent les oiseaux ; c’est par le vide que leurs mouvements se renouvellent sans cesse. »
Wenshi Zhenjing, cité par François Cheng in « Et le souffle devient signe » (2026)
« C’était évident de demander à Jean Masse avec qui j’ai travaillé il y a quelques années et qui a longuement travaillé avec Karin, d’être le co auteur de cette pièce courte à l’image de la durée de certaines pièces chorégraphiques écrites par Karin. Le choix musical s’est dirigé vers cette pièce courte de musique contemporaine qui peut sembler abrupte minimale mais qui m’ouvre des espaces infinis d’écoute et d’inspiration. La conscience aiguisée de la demande de Jean Masse de rassembler en si peu de temps une certaine essence concentrée de la danse me contraint à plonger au cœur.
C’est un solo hommage : Hommage à cette magnifique relation, « à ce feu de la danse que tu portais et partageais inlassablement ! A ton contact j’ai mué j’ai osé j’ai pris mon envol. A Karin, à ma mère spirituelle. »
Musique : Toccatina pour solo violon Helmut Lachenmann
Durée : 5 mn
Co écriture chorégraphique : Claire Newland et Jean Masse
Interprète : Claire Newland
« Au-delà de la nuit » (2026)
L’acte de création est un moment privilégié où les partenaires en jeu créent des liens qui ouvrent les portes du rêve et de l’imaginaire. Il suffit d’être présents et de traverser ensemble le temps de la maturation et l’espace des frontières pour atteindre une utopie.
Musique : Chostakovitch / Quartet n°15 second mouvement « Sérénade » adagio
Durée : 6’27
Chorégraphe : Jean Masse
Interprètes : Clarence Martigne, Théophile Le Moigne
« Mon palais a brûlé » (2026)
Création croisée explorant la résonance dans les corps des déracinements et des états de relation. La pierre chute mais ne se consume pas : les exils traversés dessinent des chemins de marche vers la Maison. Premier tableau.
Durée : 10 mn
Chorégraphe, poétesse et interprètes : Fanny Milant et Marie Ray Chkaiban
« Là où l’herbe est plus verte » (2018)
Une rencontre, une révélation, un compagnonnage.
Et dans le déroulement quotidien du temps, l’intériorité de cette rencontre est un repère et une constante !
Musique : Frantz Schubert / Güte Nacht extrait de Winterreise – Dietrich Fischer- Dieskau – Jörg Demus
Durée : 5’27
Chorégraphe et interprète : Jean Masse
Participation libre, sur réservation
Le spectacle sera suivie du partage d’une auberge espagnole.
Pensez à vous garer à Cauffépé (326 route de Cauffépé – Castets et Castillon) et à prévoir 10 mn à pieds pour rejoindre Saupiquet (1071 route de Meilhan – Castets et Castillon).











